Cachez-moi ces critères de beauté que je ne saurai voir!

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Je veux dénoncer les critères de beauté. Quels qu’ils soient. D’où qu’ils viennent. Peu importe leur définition. Ce concept m’irrite. A partir du moment où la ‘parfaite’ beauté se doit de répondre à un ensemble de conditions, – je n’omettrai pas de souligner toutefois que la beauté dite parfaite n’existe pas ! – je n’en suis pas fan. Je ne suis pas partisane de cette horripilante et fâcheuse manière qu’ont certains de mettre les personnes de façon générale, les femmes en particulier, dans des cases. D’en proclamer certaines belles et d’autres moches voire hideuses car ne correspondant pas à leurs ‘attentes’, à leurs ‘principes’. Voyez-vous, le monde est grand, vaste! Alors pourquoi la beauté ne le serait-elle pas, elle aussi, grande et vaste? A l’image de ce monde dans lequel nous vivons.

Tenez, par exemple, je suis tombée sur cet article qui parle du gavage des femmes en Mauritanie. Pour ces femmes, malchanceuses et mal loties parce que trop minces, la vie ne se résume qu’à quelques mots : manger pour grossir afin d’avoir la chance de se trouver un mari. Triste n’est-ce pas? Incontestablement triste. La faute à qui? A quelques prétendus critères de beauté, que je trouve personnellement inutiles et dans ce contexte précis, clairement destructeurs.

timthumb.phpArticle : Joost de Raeymaeker a photographié le gavage des femmes en Mauritanie

J’ai poussé la curiosité et ai trouvé la définition suivante du mot Critère sur le web : « Ce qui sert à distinguer dans une chose le vrai du faux; Caractéristique à laquelle on se réfère ou sur laquelle on se base pour choisir, classer, sélectionner quelque chose. » http://fr.wiktionary.org/wiki/critère Autrement dit, critères de beauté : certaines beautés seraient-elles vraies et d’autres fausses?! La valeur des femmes serait-elle rattachée [uniquement] à leur beauté physique? Balivernes. Je refuse d’y croire. Et cela n’engage que moi. J’ai toujours refusé d’y croire et je continuerai de fermer les yeux sur ces méthodes d’évaluation des femmes (et des hommes si il y a lieu de le souligner). Je suis de celles et ceux qui croient en une beauté diversifiée et riche. D’autant plus que les critères de beauté complexent les femmes, peuvent les amener à perdre confiance en elles et leur font croire qu’en n’y répondant pas, elles ne seront pas ‘parfaites’ aux yeux de la société.

L’inconvénient de faire référence à des critères de beauté quelconques se matérialise d’ailleurs de différentes façons. C’est le cas, par exemple, en Mauritanie de ces femmes qui mangent exagérément (et mettent par la même occasion leur santé en danger) dans le but de plaire à la gente masculine et d’avoir une chance d’avoir un mari. Il y a également le phénomène de dépigmentation de la peau, suite à cette idée complètement fausse qui consisterait à croire que la peau claire serait plus belle que la peau noire. Sous d’autres horizons, les critères de beauté font référence à une minceur extrême, contraignant bien des jeunes filles à se sous-alimenter et à mettre en péril leur vie. La liste est loin d’être exhaustive : cheveux lisses pour les uns, yeux débridés pour d’autres, grosses fesses, corps fin et musclé, yeux bleus, les éléments pouvant entrer dans l’élaboration de critères de beauté spécifiques sont illimités.

Vichy-Thando-Hopa-RGB-600x400Thando Hope, mannequin albinos d’origine sud-africaine

Comme souligné plus haut, la perte de confiance en soi n’est jamais loin des critères de beauté, surtout lorsque, manque de bol, on est loin d’y correspondre. Les hommes, quoi que l’on dise, occupent une place non négligeable dans la perception qu’ont les femmes de ces critères. Lorsque j’entends certains hommes clamer leur ‘dégoût’ pour le cheveu crépu par exemple, cela m’attriste ; les cheveux crépus sont naturels et sont un don de la nature, aucune femme n’a par conséquent demandé à naître avec les cheveux crépus. Ou encore avec la peau noire ébène. Ou même avec un patrimoine génétique la prédestinant à être une femme mince et sans rondeur aucune. Soyons conscients du pouvoir de nos mots à l’encontre des femmes, et même des hommes, qui nous entourent. Il est tout à fait normal d’avoir des préférences, et nous sommes libres de les exprimer. Mais que la société soit intolérante et brandisse sur des pancartes des slogans du type « Sois grosse ou tu n’auras pas de mari! », ou encore « Sois claire de peau pour réussir », cela doit cesser.

Les femmes, en général, et en particulier noires et métissées, représentent un merveilleux tableau riche de formes mais aussi de couleurs. La diversité des beautés est indéniable. Et elles se valent toutes, sans exception. Les critères de beauté ne doivent pas limiter la perception que nous avons des femmes – ou même des hommes – au risque de faire naître des catégories et de créer une véritable souffrance chez celles qui ne rempliraient lesdits critères. J’encourage généralement à apprécier la différence, à la mettre en valeur pour sa richesse et à en tirer le meilleur. Pensez-y lorsque la prochaine fois, vous vous trouverez différentes de ‘la norme’.

Prenez soin de vous.

~ Much Love, Manouchka ~

L’épineuse question du salon de coiffure [afro]

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Je déplore le fait que certaines coiffeuses ne soient pas ouvertes à l’apprentissage de nouvelles techniques de coiffure, ou à simplement quelques petites suggestions – ce qui ne leur feraient d’ailleurs aucun mal. Depuis que mon retour au naturel, c’était en 2009, je peux vous dire clairement le nombre de fois où j’ai eu à me rendre dans un salon de coiffure : pour me faire couper les cheveux, me faire faire une coloration noire et/ou quelques mèches blondes ou encore pour me faire coiffer c’était à l’occasion d’une cérémonie. Je ne suis plus très fan des salons de coiffure. Sans doute me direz-vous, parce que je n’ai pas trouvé ‘le bon’. Ce qui n’est pas totalement faux. Et figurez-vous que pendant mon ancienne vie de défrisée, je ne me rappelle pas avoir raté un seul de ces fétiches rendez-vous chez la coiffeuse du quartier, où le shampooing, les bigoudis et l’ultime heure et demie sous le casque chauffant étaient de rigueur pour avoir une ‘tête présentable’. Une tête présentable pour débuter convenablement la semaine.

Au Togo, le nombre de coiffeuses ayant la prétention de connaître profondément le cheveu naturel et de savoir s’en occuper dans les règles de l’art n’est pas énorme. Je ne nierai aucunement le fait que bon nombre de tresseuses soit disponible pour vous réaliser quantité de coiffures toutes aussi belles les unes que les autres. Mais pour ce qui est de l’entretien et du soin du cheveu naturel, les salons de coiffure dignes de ce nom ne courent pas les rues. Lorsque je suis revenue au naturel, mon objectif premier a été d’apprendre à m’occuper de mes cheveux par moi-même, et d’être totalement indépendante des salons de coiffure. Je trouve que je m’en suis bien sortie puisque j’ai toujours fait mes shampooing et mes soins à la maison. Par contre, si il y a bien un volet sur lequel je me suis complètement loupée, c’est bien la coiffure et/ou les tresses : ne sachant rien faire de mes dix doigts, je me contente toujours d’un afro libre ou d’un afro puff.

Pour les rares fois où je dois me déplacer et confier ma crinière à une coiffeuse ou une tresseuse, voici les petits points sur lesquels je m’attarde afin de rendre le moment le plus agréable possible :

Je démêle toujours – toujours ! – mes cheveux au préalable à la maison. Si vous n’êtes pas certaines des compétences de votre coiffeuse, je vous suggère également de bien démêler vos cheveux chez vous, d’enlever tous les nœuds et si possible de faire quelques grosses vanilles que vous cacherez sous un joli foulard en pagne par exemple, le temps de vous faire coiffer/tresser. Beaucoup de coiffeuses continuent malheureusement de démêler les cheveux naturels en partant directement de la racine ou encore à l’aide d’un petit peigne à dents serrées – communément appelé ‘peigne à queue’ – favorisant la casse et les fourches.

♥ Je prends mes produits (shampooing, après-shampooing, crème coiffante, etc.) dans mon sac lorsque j’ai des doutes sur ceux utilisés dans le salon. Cela vous évitera bien des surprises, comme par exemple ces après-shampooing dits ‘démêlants’ qui ont bien souvent lissé et dénaturé les cheveux de certaines malchanceuses. En apportant vos produits, au moins vous êtes sûres de ce qui sera utilisé sur votre chevelure. Si votre coiffeuse refuse de les utiliser sous prétexte que les siens sont meilleurs, levez un sourcil !

♥ Je n’hésite pas à exprimer mon désaccord lorsqu’une technique ne me convient pas. Par exemple, le séchage à l’air chaud sans protecteur de chaleur ou encore le shampooing avec les ongles enfoncés dans le cuir chevelu. « Non merci Madame! ». Dites gentiment ce que vous ne souhaitez pas que l’on fasse subir à votre chevelure. N’oubliez pas d’observer la réaction de la coiffeuse (ou du coiffeur), si celle-ci/celui-ci est compréhensif, c’est bon signe.

♥ Je me renseigne sur la réputation du salon de coiffure. Je pense que c’est une bonne manière également d’être avertie et d’éviter les surprises désagréables. Les avis des autres consommatrices sont importants.

Cela dit, je ne vous cache pas mon rêve de pouvoir un jour tester certains salons de coiffure dont j’ai entendu énormément de bien. C’est qu’une heure à se laisser chouchouter, ça ne se refuse pas! Dites-moi si vous êtes adeptes des salons de coiffure, si vos passages s’y passent toujours bien ou si au contraire, vous préférez tout faire chez vous à la maison, devant votre télévision en profitant du dernier clip de Davido (ou de Matt Pokora, pourquoi pas?) !

Sur ce, prenez soin de vous et à très vite!

~ Much Love, Manouchka ~

Les cerfs-volants de Kaboul, de Khaled Hosseini

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Des livres, des livres, encore des livres. Je ne cesse d’en acheter et d’en dévorer depuis quelques temps. Je trouve qu’ils offrent une facilité déconcertante de vivre plusieurs vies en une seule. Pourquoi m’en priverai-je ?

La première fois que j’ai eu à lire Khaled Hosseini, il n’y a pas très longtemps d’ailleurs – à peine quelques mois – c’était à travers son roman ‘Mille soleils splendides’. Ce livre reste à ce jour un de mes préférés. Je me souviens encore de toute l’émotion que j’ai pu ressentir en parcourant les lignes et les différents chapitres de ce livre, et ce du début jusqu’à la fin. Une histoire vraiment touchante, comme je les aime, qui m’a fait sourire, rire, et parfois, oui je le confesse, pleurer à chaudes larmes. Bref, j’ai eu un véritable coup de cœur pour cet auteur, ce qui m’a, sans surprise, donnée envie de commander deux autres de ses livres. Je viens donc de terminer ‘Les cerfs-volants de Kaboul’.

Comme son titre l’indique, l’histoire se passe – en grande partie – à Kaboul, en Afghanistan. On y évoque l’amour, la famille, mais surtout l’amitié et la loyauté, le tout dans un contexte de guerre civile. Un livre où les enfants et l’enfance sont abordés de façon quasi permanente. La condition de la femme n’est pas en reste puisque l’auteur, à certains passages, y fait clairement allusion. En ce qui concerne le style d’écriture, les phrases sont extrêmement fluides et les paragraphes faciles à lire. On n’a aucun mal à s’identifier aux personnages, et même à tous les personnages. Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, j’ai parfois été surprise de la tournure de certains évènements dont j’aurai préféré découvrir une issue différente ; mais c’est aussi ça la lecture, accepter de se laisser guider aveuglément tout en appréciant chaque surprise que l’auteur nous amène à rencontrer. Bref, en quelques mots, ‘Les cerfs-volants de Kaboul’ est un beau livre que je recommande à tous, filles ou garçons, surtout si vous aimez les romans qui ont tendance à être écrits sur la base de faits pouvant aisément se produire dans notre société.

Les cerfs-volants de Kaboul’ a été le premier roman de Khaled Hosseini. Pour avoir lu ‘Mille soleils splendides’ juste avant, je peux confirmer que l’auteur s’est nettement amélioré. Le style est toujours le même certes, mais l’émotion transmise au lecteur est plus intense et mieux maîtrisée. Ce sont des livres que je compte sans hésiter parmi mes favoris, et j’espère sincèrement qu’il continuera à en écrire d’autres dans cette lignée.

Je vous réserve le troisième pour bientôt. Car actuellement j’entame un nouveau livre, ‘Jeûne fille’ de Audrey Raveglia, qui traite du sujet sensible de l’anorexie.

Dites-moi si vous avez déjà eu à lire Khaled Hosseini. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Et si vous avez d’autres recommandations littéraires à me faire, du même style, n’hésitez surtout pas ! Gros bisous !

~ Much Love, Manouchka ~

Quelques couettes et puis s’en vont …

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Aujourd’hui, un article spécial enfant. L’idée m’est venue de vous parler des soins et de l’entretien des cheveux de vos enfants, petites sœurs (et/ou frères) ou encore cousin(e)s après que plusieurs amies, mères de petites princesses à la chevelure frisée ou crépue, soient venues me demander ‘Manouchka, qu’es-ce que je peux faire avec la tignasse de ma fille ?’.

Je tiens tout d’abord à rassurer ces dames : face à l’inconnu, moi aussi je ne sais pas toujours quoi faire, comment procéder. Si avant d’avoir votre puce, vous n’avez donc jamais eu l’occasion d’apprendre à vous occuper d’une chevelure afro, il est tout à fait normal que vous vous sentiez un peu perdue, voire complètement désarmée.

Le point le plus sensible chez les enfants, à mon avis, reste la gestion de la douleur. Bon nombre d’enfants se plaignent d’avoir mal à la tête ; ils ont peur de souffrir sous les petits gros coups de peigne ou de devoir rester des heures durant assis pendant qu’une paire de mains plus ou moins habiles se charge de leur faire des tresses pas toujours très à leur goût. On peut par ailleurs comprendre leur réticence à ce que vous leur proposiez une séance coiffure le mercredi après-midi, pas toujours très agréable de surcroit, quand dehors les copines vont à la piscine ou jouent à la marelle.

Avant d’aller plus loin dans cet article, je tiens tout de même à préciser que j’aborde le sujet pour les enfants de plus de 3 ans. Pour les plus petits, j’estime qu’il est inutile d’en faire ‘trop’. En effet, le cuir chevelu d’un enfant de 2 ans reste très fragile, ses cheveux sont loin d’être ‘matures’. Tout ce dont l’enfant aura généralement besoin sera d’un shampooing doux, pourquoi pas d’un après shampooing si sa texture de cheveux le demande, d’une brosse douce et d’élastiques sans reliure métallique pour faire éventuellement quelques petites couettes. Inutile de concocter des masques à l’avocat ou d’investir dans des crèmes hydratantes à la composition ultra recherchée, la chevelure de votre enfant a avant tout besoin de se construire d’elle-même.

 

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Ce que je conseille donc généralement aux mamans de ces merveilleuses progénitures afro-seument chevelues :

♠ Faire un seul shampooing par semaine, en utilisant une petite dose de shampooing que l’on aura si souhaité, dilué dans un peu d’eau. Bon nombre de mamans pensent, à tort, que parce que leur enfant court et transpire toute la journée, pour se débarrasser au mieux de la crasse, il faut utiliser le quart de la bouteille de shampooing. Surtout pas, et bien au contraire car trop de shampooing ne ferait qu’assécher les cheveux de votre enfant et peut-être même compliquer la session démêlage. Pensez-y.

♠ Miser sur un après-shampooing de qualité. L’objectif est de faire les choses bien en gagnant du temps. Choisissez donc un après-shampooing qui adoucisse bien les cheveux et qui les hydrate également au mieux. Vous n’aurez ainsi pas besoin de faire passer votre petite fille (ou votre petit garçon) car l’étape masque ; à cet âge là, je ne pense pas que ce soit forcément une partie de plaisir. Je conseille généralement les marques Garnier Ultra Doux ou Herbal Essence à la noix de coco, qui conviennent parfaitement aux chevelures des plus petits.

♠ Faites-leur des nattes/tresses et évitez de leur laisser les cheveux libres trop longtemps afin d’éviter au mieux la formation de nœuds. Ne laissez surtout pas votre bout d’chou s’endormir avec les cheveux détachés, le jour suivant pourrait mal commencer pour vous… Idéalement faites lui des couettes, à garder sur 5/6 jours, le temps de la semaine scolaire par exemple ou idéalement jusqu’au prochain shampooing. Mettez en beauté son afro à l’occasion ou définissez-lui ses boucles de façon ponctuelle. Le tout étant de garder les cheveux au maximum protégés et démêlés pour éviter les séances de coiffage désagréables pour l’enfant.

♠ Utilisez les bons peignes et les bonnes brosses. Evitez les peignes à petites dents qui la plupart du temps leur font mal. Préférez le démêlage avec des peignes à dents larges, et surtout, faites des portions lorsque vous leur coiffez les longueurs. Commencez idéalement par la nuque et remontez progressivement vers le front. Et jamais sur cheveux secs !

♠ N’hésitez pas enfin à leur montrer en photos des enfants portant leurs cheveux naturels pour les rassurer. Beaucoup de petites filles encore aujourd’hui, se trouvent différentes de leurs copines ayant les cheveux lisses et manquent cruellement de repères, de références. C’est à vous de rassurer votre enfant en prenant le temps de l’écouter et en discutant avec lui.

A présent, je compte sur vous pour faire passer à vos enfants un petit moment de plaisir capillaire. Si jamais vous avez des questions relatives à ce sujet, n’hésitez pas à les poster en commentaire, moi ou d’autres lectrices y répondront. Et surtout, prenez soin de vous !

~ Much Love, Manouchka ~