Human ¤ le film

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Salut tout le monde!
J’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui j’avais envie de vous parler de HUMAN, le film documentaire de Yann Arthus-Bertrand que j’ai eu l’occasion de regarder hier alors qu’il passait sur la chaîne France 2. Un film magnifique que j’ai trouvé extrêmement touchant, à travers lequel est dressé le portrait de l’humanité d’aujourd’hui, composé d’images aériennes de la terre absolument magnifiques et de témoignages poignants de plusieurs personnes issues de différentes régions du monde.

J’ai été marquée par la diversité des visages présentés dans ce film, diversité qui reflète parfaitement les couleurs et la grandeur de l’humanité, mais qui aussi montre à quel point nous nous rejoignons tous, de par nos peurs, notre désir profond d’aimer et d’être aimés, notre aspiration à être heureux et j’en passe. Beaucoup de sujets sont abordés : la pauvreté, la maladie, les violences conjugales, la guerre, la famille, etc. Un témoignage qui m’aura particulièrement touchée, celui d’une femme (dont j’ai malheureusement oublié le pays d’origine) qui se réjouit de sa récolte de maïs et dont la beauté des épis lui procure un bonheur immense. Je me suis demandée en l’écoutant, si moi aussi, j’étais capable de me contenter de si peu. J’ai repris conscience (car j’y pense déjà beaucoup) de notre ingratitude vis-à-vis de la vie, de ce qu’elle nous offre et de nos exigences toujours plus grandes et plus insatiables. Ce film montre à quel point pour certains, contrairement à d’autres, le bonheur ne représente que bien peu de choses.

Certains passages ont également été très durs. Comme par exemple le témoignage d’un jeune garçon de 15ans condamné à la prison à vie aux Etats-Unis, et qui ne sait plus si sa vie a réellement un sens pour lui, qui ne sait plus pour quelle raison il est sur Terre. Ou encore la confession de cet homme qui avoue avoir eu à tuer et qui depuis, ressent le besoin viscéral de recommencer. Ces nombreux témoignages qui montrent en fait, que l’être humain ne naît pas cruel mais le devient, façonné par les douleurs, les tragédies et la haine des autres.

A travers ce film, Yann Arthus-Bertrand a voulu parler du vivre ensemble, de cette notion si difficile à mettre en pratique dans un monde où pourtant les mêmes émotions sont partagées par des milliards de personnes. Je retiens une phrase forte qui est celle-ci : sourire est le seul langage que tout le monde comprenne. Un appel à l’amour du prochain en toute circonstance, au partage, au don de soi. Mais je veux également retenir cet appel à donner de notre personne pour un monde meilleur, parce que nous en sommes capables si nous le désirons vraiment. Pour certains, ce film aura eu un message purement utopiste. Mais à mes yeux, la réalité, elle est bien là, dans nos différences, nos complémentarités, nos expériences, nos convictions.

Si une dernière question devait être posée à la fin de ce film, elle resterait :

« Pour ce court moment qu’est la vie, quel être humain ai-je envie d’être? »

Pour revoir le film HUMAN de Yann Arthus-Bertrand 

Et vous, si vous l’avez regardé, qu’avez-vous pensé de ce film ?
Prenez soin de vous!

~ Much Love, Manouchka ~ 

Dégradé de couleurs

Bonjour les filles!!

J’espère que vous allez bien!! ☺

J’ai promis il y a quelques jours sur la page Facebook du blog, de parler de mon aventure capillaire coloristique. Coloristique est un mot qui n’existe pas mais rien ne m’empêche de l’inventer pour simplement désigner tout ce que j’ai pu entreprendre comme colorations pour arriver au résultat actuel. Je ne vais pas vous le cacher : ça a pris du temps, beaucoup de temps…

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Tout a commencé en octobre 2013, où j’ai réalisé mon tout premier henné (ouh ça fait deux ans déjà?!). Addicted aux colorations mais déprimée par les dommages qu’elles pouvaient causer aux cheveux, je me suis lancée dans l’aventure de la coloration dite naturelle en choisissant les plantes, le henné. Bien entendu, j’ai pris soin de lire beaucoup d’articles à ce sujet, d’en décortiquer les avantages mais aussi les inconvénients. Et finalement, j’ai tenté mon premier henné avec un sachet de la marque Nupur, composée de henné dit 100% naturel et de neuf plantes indiennes. Je n’ai personnellement aucun moyen de vérifier la qualité du henné ni de m’assurer qu’il est effectivement 100% naturel, alors comme à peu près tout le monde, je me fie aux étiquettes. Et le résultat a été plutôt pas mal.

Après 3 hennés consécutifs avec la marque Nupur (une application mensuelle), en janvier 2014 je décide d’essayer le henné rouge de Aroma Zone. Pourquoi pas? Après tout, il est lui aussi dit 100% naturel et beaucoup d’avis positifs sont partagés sur internet. Le résultat obtenu est plus foncé qu’avec le Nupur, plus vif mais mes cheveux sont également beaucoup plus secs. Il ne faut pas que j’omette de vous le dire : le henné à la base assèche beaucoup les cheveux, mais lorsqu’en prime, vous avez des cheveux afro, c’est pire! Il faut donc être prêt à consacrer du temps et de l’huile pour nourrir tout ça le plus régulièrement possible. N’étant pas toujours très assidue, à un moment donné mes cheveux sont devenus extrêmement secs à cause de toutes ces applications de henné (c’était en moyenne une fois par mois car il fallait entretenir les reflets), et en juin 2014, après presque un an d’addiction, j’ai du opter pour une petite coupe de graaaaaaandes pointes – comprenez que j’ai du vraiment beaucoup couper pour leur redonner du peps!

Après cette coupe, je n’ai pas tenu bien longtemps (je vous l’ai dit, je suis addicted aux colorations…) puisque j’ai repris le henné à peine quelques semaines plus tard. J’ai alterné entre le Nupur et celui d’Aroma Zone MAIS !!! … pour moi, dans tous les cas, il fallait absolument que le henné soit 100% naturel, et donc sans sels d’aluminium. Parce que lorsque votre henné contient des sels d’aluminium, c’est là que les problèmes commencent : casse, coloration verdâtre et j’en passe, le carnage! Et puis un jour, tout ce cuivre et cet acajou m’ont ennuyée ; j’ai eu eeeeeeeeeenvie d’avoir une couleur plus claire. Un petit blond par exemple. Juste tout petit. Mais la sagesse étant passée par là, j’ai choisi de ne colorer que mes pointes afin de ne pas courir le risque d’endommager la totalité de ma touffe. Vous comprenez, une boulette est si vite arrivée!

Je me suis donc dit : je ne colorerai que mes pointes, je n’utilise que du henné sans sels d’aluminium, je peux donc essayer une coloration sans ammoniac voir ce que ça pourrait donner! J’ai appliqué alors, uniquement sur les pointes, un peu de coloration blonde de Revlon sans ammoniaque (mais une autre marque sans ammoniaque aurait aussi pu faire l’affaire comme Clairol par exemple) et ai obtenu quelque petits reflets plutôt sympathiques.

A partir de là, j’ai essayé d’alterner à intervalles d’au moins deux/trois mois henné (sur toute ma chevelure) et coloration blonde (uniquement sur les pointes). Et au bout d’une année, je suis arrivée à ce dégradé d’aujourd’hui.

En fait, tout a été une question de patience, de temps, de précautions prises sur le choix des produits mais aussi d’entretien. Aujourd’hui mes cheveux ne sont plus secs. Mon dernier henné date d’avril 2015 je crois, et le prochain sera pour novembre ou décembre (et en plus, j’ai la flemme… Lol). Il est inutile de choisir d’agresser vos cheveux avec des colorations chimiques contenant de l’ammoniac et du henné mal choisi en un laps de temps record : vous allez les détruire! Il faut garder à l’esprit que par nature, les cheveux afro sont secs et qu’abuser de ce genre de procédés ne fera que les abîmer. Choisissez du henné sans sels d’aluminium et de préférence, des colorations chimiques sans ammoniac. Toutefois, je ne garantis pas que vous obteniez un résultat identique à celui que j’ai pu obtenir, tout ceci reste relatif bien entendu.

Aujourd’hui j’apprécie ma couleur. Je ne pense pas que je referai mes pointes blondes de si tôt. Je les laisse tranquilles! Après toute cette foire de toutes façons, ils le méritent amplement (lol).

N’hésitez pas si vous avez des questions, laissez-les en commentaires et j’y répondrai. Gros bisous!!

~ Much Love, Manouchka ~

Mes cheveux afro, touche ou pas touche?

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Bon d’accord, je suis d’accord que ça n’a rien d’agréable lorsque quelqu’un vient vous trifouiller l’afro, y plonger ses doigts et ses ongles jusqu’au cuir chevelu, et qui en prime s’amuse à défaire votre coiffure que vous avez mis trois heures (rien que ça!) à élaborer. C’est même très énervant!!! Voire même un manque de respect.

Mais le problème est-il dans le fait que l’on vienne toucher les cheveux afro? Ou que l’on s’y prenne comme un forcené sans aucun respect de l’intimité que peut également représenter la chevelure?!

Personnellement, je n’ai pas vraiment d’objection à ce que l’on me touche les cheveux. A condition bien entendu que celui qui veuille tenter cette expérience me demande tout d’abord la permission (il s’agit tout de même de MES cheveux!) et qu’ensuite, SI ET SEULEMENT SI JE SUIS D’ACCORD, il s’y prenne avec tact et douceur. Inutile de tirer dessus, de défaire les boucles (le pire!!) ou de plonger les doigts dans tout l’afro libre pour ensuite y laisser des formes concaves, preuves que la coiffure a été tout simplement perturbée.

Beaucoup d’articles et d’images sur internet dénoncent et illustrent la colère des femmes noires qui refusent systématiquement qu’on leur touche les cheveux. Sous leurs menaces de coups de pieds, de poings, de prises de karaté digne d’un film de Bruce Lee et j’en passe. Oui, on passe vraiment – je trouve à mon humble avis – pour de vraies lionnes prêtes à défendre leurs petits dans la rude savane.

Je suis de celles qui portent le cheveu afro naturel, et qui pensent que beaucoup sont encore curieux de sa texture. Pour de nombreuses personnes, l’afro est une coiffure mystérieuse : comment tes cheveux font pour rester « droits », « debout »?! Ne parlons pas de ceux qui pensent également que les cheveux naturels sont durs au toucher! Et pour se rendre compte qu’en fait, les cheveux crépus peuvent être doux comme du coton, il faut toucher! Les cheveux naturels afro sont donc au cœur de bien de curiosités venant de la part de ceux qui n’y connaissent vraiment rien. On veut toucher pour savoir, pour sentir, pour évaluer. Et je le comprends parfaitement. Je vous avouerai même que je touchais également beaucoup les cheveux d’une amie blanche dont les cheveux étaient extrêmement raides. Je les trouvais… bizarres, raides comme des baguettes!

Mais j’essayai de bien m’y prendre, en demandant d’abord la permission. Iriez-vous toucher la main de quelqu’un d’inconnu dans la rue pour savoir si sa paume est douce ou rugueuse?! J’en doute fort, à moins de ne pas craindre les uppercuts! Les cheveux aussi sont intimes. Et par conséquent, on peut clairement comprendre que certaines deviennent vertes de rage lorsqu’on les leur touche à tort et à travers, sans même leur demander leur avis. Et je pense que le problème se situe là : demandez gentiment si la propriétaire de la chevelure est d’accord, touchez délicatement. Sinon passez votre chemin, vous vous épargnerez bien des problèmes! Et dans certains cas, abstenez-vous tout simplement de vouloir toucher.

~ Much Love, Manouchka ~