Punie, de Vanessa Steel

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Bonjour tout le monde!

J’espère que vous allez bien.

Je reviens aujourd’hui avec encore un livre à vous présenter : ‘Punie’ de Vanessa Steel. Il ne s’agit pas là d’un classique roman, mais plutôt d’un témoignage de vie, d’une histoire donc vraie qui retrace essentiellement l’enfance et l’adolescence de l’auteure. Je me souviens du jour où j’ai eu à m’offrir ce livre dans une librairie de la place, j’étais en compagnie de mon amie Elom ; je me suis simplement dit à la vue de la couverture que son contenu serait susceptible de me plaire. J’aime les histoires de vie, de société, généralement loin de la science fiction. Et un visage d’enfant en guise d’illustration, un titre qui annonce clairement les couleurs du récit (‘Punie’), où est introduite une mère ‘sadique’ ; une petite voix me dit ce jour-là que ce livre sera loin d’être drôle.
Finalement et tout compte fait, la petite voix de la librairie ne s’était pas trompée…

Je vais prévenir les âmes sensibles d’entrée de jeu : abstenez-vous, de préférence, de lire ce témoignage. Si vous êtes sensibles, si vous préférez demeurer dans une bulle toute rose ou que vous avez choisi d’éviter d’entrer en contact avec les malheurs de ce monde, ce livre, je pense, n’est pas fait pour vous.

L’auteure Vanessa Steel, partage avec le lecteur son histoire, l’histoire de son enfance passée aux côtés d’une mère cruelle et d’un père généralement absent pour son travail. Son quotidien sera fait de punitions, de coups de bâton, de privations de toutes sortes voire de tortures et elle grandira avec la principale idée selon laquelle Dieu ne l’aimerait pas. Une enfance gaspillée, détruite, une adolescence quasi inexistante, bref une étape importante de la vie où cohabiteront la douleur physique, morale et psychologique.

Vanessa Steel dévoile ainsi, avec ses mots bien à elle, les maltraitances qu’elle a subi de la part de sa mère, et ce dès son plus jeune âge (à peine 2/3 ans). Les phrases sont généralement simples et le texte facile à lire. Cette simplicité d’écriture je pense, favorise la faculté d’imagination du lecteur puisque je n’ai eu aucun mal à visualiser l’auteure, petite fille, se faire martyrisée, se faire violer, se faire frapper, bref, tout ce qu’il a de plus inacceptable et que l’on puisse affliger à un enfant. A certains passages, je dois vous avouer presque insoutenables à lire, j’ai eu envie de ‘sauter’ quelques paragraphes pour m’épargner les sentiments de dégoût ou de tristesse qui pouvaient s’en suivre. Mais je me suis très vite retenue pour continuer, continuer afin de pouvoir réussir à tout lire.

J’ai choisi de d’aller au bout de ce livre pour des raisons bien précises. Tout d’abord, par respect pour l’auteure : j’ai trouvé sa démarche extrêmement courageuse, réussir à partager avec le monde de tels détails de sa vie est une preuve de courage indéniable pour ma part, mais aussi de volonté de vouloir avancer et de guérir de ses souffrances. La seconde raison qui m’a motivée à terminer ce livre est tout simplement le fait que moi aussi j’ai eu à être une enfant, et que je n’ai absolument pas vécu tout ce que cette femme a eu à endurer, je me suis sentie chanceuse et reconnaissante vis-à-vis de la Vie. La troisième raison, et j’estime la plus importante à mes yeux, est bien parce qu’il existe malheureusement bon nombre d’enfants dans le monde qui sont maltraités d’une façon ou d’une autre, dont on abuse quotidiennement physiquement ou moralement, des enfants auxquels des adultes font subir les pires horreurs qui puissent être ; il faut malgré tout que les gens en soient conscients.

Ce qui m’amène à une des leçons que j’ai pu tirer de ce récit : le cri d’un enfant n’est jamais à prendre à la légère. Dans son récit, bon nombre de fois l’auteure confie avoir essayé de dénoncer les adultes de sa famille qui la faisaient souffrir, et pour tout le monde, ce n’était que ‘des histoires’ ou ‘le fruit de son imagination’. Malheureusement, et ce n’est un secret pour personne, certains enfants vont parfois à user du fruit de leur imagination pour intentionnellement porter préjudice à certains adultes, mais que cela ne soit pas une raison pour condamner par avance les victimes innocentes ; il s’agit avant tout d’enfants innocents qu’il faut protéger. Il est une évidence que si les appels au secours de Vanesse Stell enfant, avaient été écoutés plus tôt, elle aurait eu probablement une enfance en partie sauvée, une vie moins pénible et moins dramatique. Peut-être qu’elle aurait eu une relation moins destructrice avec sa mère. Peut-être qu’elle n’aurait jamais eu à écrire ce livre…

Ce que j’ai omis de vous souligner, c’est que Vanessa Steel est aujourd’hui médium de profession, mondialement reconnue. En effet, pendant sa difficile enfance, elle révèle dans son récit avoir entendu des voix (d’esprits) qui au fil de sa vie l’ont aidée à surmonter quantité d’épreuves. Je vous laisse découvrir les détails par vous mêmes.

J’aimerai terminer ce billet en soulignant la leçon principale de la vie de Vanessa Steel : le pardon.

Ma note : 9,5/10. Ce livre monte dans mon top 5 et devient définitivement l’un de mes préférés. Par avance, je vous en souhaite une bonne lecture si jamais vous décidez de le lire… Et n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires et avis!

~ Much Love, Manouchka ~

Les gens heureux lisent et boivent du café, de Agnès Martin-Lugand

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Je ne me souviens plus vraiment de la première fois où j’ai eu à entendre parler de ce bouquin, mais ce dont je me rappelle très bien, c’est qu’il faisait partie d’une liste de livres ‘à lire’. Les ‘must read’ ou ‘must have’, à votre guise. C’est pour cette raison que lorsque je suis passée devant entre deux rayons, dans un petit Relay pendant mes dernières vacances, je n’ai pas hésité à me l’offrir. Il n’est pas très gros (187pages). il est annoncé comme facile à lire étant donné que l’histoire est écrite dans un style de « phrases courtes, beaucoup de dialogues et une écriture légère dans laquelle se glissent même quelques notes d’humour ». A 6,20€, je prends et j’attends le bon moment pour le dévorer.

La semaine dernière, je venais donc de terminer « Onze minutes » de Paulo Coelho (dont je vais commencer « L’alchimiste » sous peu d’ailleurs!) quand mon choix s’est donc tourné sur ce livre. Je confirme : écriture légère, phrases courtes, très facile à lire. Je ne l’ai lu que les soirs avant d’aller me mettre au lit, au moment où je me sentais le plus détenu, et en trois soirs, je l’avais terminé.

Pour résumer, c’est l’histoire de Diane qui perd son mari Colin et sa fille Clara de manière subite dans un accident de voiture. Elle va devoir faire preuve de beaucoup de courage, de volonté et de ténacité pour réussir à faire le deuil de ses deux êtres chers à son cœur. Quitte à s’exiler dans un pays lointain, et même dans un « trou perdu » si il le faut, pourquoi pas, pourvu que ça l’aide à avancer! Elle va y rencontrer du monde, du beau et du moins beau monde. Elle va y redécouvrir l’envie de vivre, d’aimer, de se battre, de travailler. Elle va également y verser des larmes, beaucoup de larmes. La fin de l’histoire : bien plus qu’inattendue! Une fin qui, pour ma part, m’a laissée un petit goût amer d’inassouvi. Cette fin m’a laissée sur ma faim! Je m’attendais à autre chose, à un autre dénouement, mais bon, je ne vous en dirai pas plus, peut-être auriez-vous envie de le découvrir par vous-mêmes…

Je pense que Diane pourrait représenter un membre de notre famille, un(e) ami(e), un(e) collègue ou même nous-même. Diane est un symbole, Diane est une réalité constante, un drame et à la fois une victoire. J’ai apprécié la lecture de ce livre. Il m’a touchée. Il m’a fait rire. Il m’a parfois rendue triste. Mais à la fin, il m’a surtout agacée!! Mais pourquoi une telle fin?! Bref…

Ma note sera de 7/10.
Dans tous les cas, j’y aurai pris plaisir et pour moi, c’est le plus important.

~ Much Love, Mimi ~