Le pouvoir du moment présent

Si je ne devais retenir qu’un seul livre pour toute cette année 2015, il s’agirait sans aucune hésitation de celui-ci :

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Comment suis-je tombée sur ce livre? Par le plus grand des hasards. J’ai l’habitude de m’offrir des romans de temps en temps, car comme beaucoup le savent, j’aime lire. C’est un passe-temps qui me fait beaucoup de bien. Et en ce jour, c’était au mois de juin, je suis allée à la librairie avec cette fois l’idée de faire mon choix dans un tout autre répertoire : le développement personnel. Je me sentais un peu vide, j’avais envie, pour ne pas dire besoin, de lire quelque chose de différent, quelque chose qui peut-être m’apporterait un peu plus qu’un simple roman. [Le seul livre de développement personnel que j’avais eu à lire jusqu’à ce moment-là était « Plus jamais victime » de Pierre Pradervand, qui m’a été adorablement offert par une grande amie, et que j’avais beaucoup aimé.]

Le pouvoir du moment présent, de Eckhart Tolle a littéralement changé ma façon de concevoir les choses. Et je ne pense que je n’aurai pas fait meilleur choix que ce livre. Si je devais vous le résumer en quelques mots, ce livre apprend tout simplement, comme le sous-entend le titre, à vivre la vie en se concentrant sur le moment présent, l’instant t. L’auteur explique, de manière plutôt simple, la façon dont le passé peut influencer négativement notre vie présente et la perception que nous avons de nous-même, et ainsi créer de la souffrance (inutile), lorsque par exemple nous nous encombrons de pensées négatives issues de situations qui ont eu à se produire et qui ne sont désormais plus. Il montre également le mal que nous nous faisons en évoluant perpétuellement dans le futur et en cherchant à vouloir contrôler des événements dont nul ne connait encore l’issue ou la manière dont ils se dérouleront.

Il ne sert à rien, selon l’auteur, de vouloir anticiper l’avenir et de vouloir le contrôler car cela est inutile et nous gâche la vie (je suis d’accord avec lui). Certains paramètres sont maîtrisables certes, mais d’autres ne le sont absolument pas, et en nous nous attardant dessus, nous nous empoisonnons l’existence, nous négligeons le moment présent, nous oublions de vivre, de profiter de la vie, du moment présent. De même,  les expériences passées auxquelles  nous nous accrochons parfois, et qui nous empêchent d’avancer, qui créent du brouillard dans nos pensées, sont destructrices et ne doivent pas nous définir. Le passé appartient au passé, il faut que nous apprenions à ‘tourner la page’ lorsque cela est nécessaire, afin d’avancer sereinement et de profiter du moment présent.

Tout cela peut paraître très simple, mais pour avoir essayer d’appliquer au quotidien les conseils et recommandations de cet auteur, avec bien entendu une certaine volonté, pour avoir tenter de rapporter ses conseils plus ou moins quotidiennement à ma vie sur un certain laps de temps, je peux vous assurer que j’ai vu du changement dans ma façon de concevoir les choses. Et je me suis sentie mieux, beaucoup mieux, plus libre, moins enchaînée à une vie que je ne peux dans tous les cas pas maîtriser de façon totale.

C’est pour cela que je voudrai recommander ce livre à un maximum de personnes. Si vous avez envie de le lire, faites-le, si vous recherchez des conseils de vie, certaines réponses à des questions existentielles, si vous vous sentez accrochés à un passé qui ne vous définit pas mais qui continue de vous faire souffrir, si vous avez envie de lecture sur le développement personnel, je vous le recommande chaudement. Pour ma part, je le relirai en 2016, et toutes les fois où j’en sentirai à nouveau le besoin.

Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année!!
N’hésitez pas à partager avec moi vos coups de cœur 2015, littéraires, capillaires, ou autres.

~ Much Love, Manouchka ~

Les cerfs-volants de Kaboul, de Khaled Hosseini

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Des livres, des livres, encore des livres. Je ne cesse d’en acheter et d’en dévorer depuis quelques temps. Je trouve qu’ils offrent une facilité déconcertante de vivre plusieurs vies en une seule. Pourquoi m’en priverai-je ?

La première fois que j’ai eu à lire Khaled Hosseini, il n’y a pas très longtemps d’ailleurs – à peine quelques mois – c’était à travers son roman ‘Mille soleils splendides’. Ce livre reste à ce jour un de mes préférés. Je me souviens encore de toute l’émotion que j’ai pu ressentir en parcourant les lignes et les différents chapitres de ce livre, et ce du début jusqu’à la fin. Une histoire vraiment touchante, comme je les aime, qui m’a fait sourire, rire, et parfois, oui je le confesse, pleurer à chaudes larmes. Bref, j’ai eu un véritable coup de cœur pour cet auteur, ce qui m’a, sans surprise, donnée envie de commander deux autres de ses livres. Je viens donc de terminer ‘Les cerfs-volants de Kaboul’.

Comme son titre l’indique, l’histoire se passe – en grande partie – à Kaboul, en Afghanistan. On y évoque l’amour, la famille, mais surtout l’amitié et la loyauté, le tout dans un contexte de guerre civile. Un livre où les enfants et l’enfance sont abordés de façon quasi permanente. La condition de la femme n’est pas en reste puisque l’auteur, à certains passages, y fait clairement allusion. En ce qui concerne le style d’écriture, les phrases sont extrêmement fluides et les paragraphes faciles à lire. On n’a aucun mal à s’identifier aux personnages, et même à tous les personnages. Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, j’ai parfois été surprise de la tournure de certains évènements dont j’aurai préféré découvrir une issue différente ; mais c’est aussi ça la lecture, accepter de se laisser guider aveuglément tout en appréciant chaque surprise que l’auteur nous amène à rencontrer. Bref, en quelques mots, ‘Les cerfs-volants de Kaboul’ est un beau livre que je recommande à tous, filles ou garçons, surtout si vous aimez les romans qui ont tendance à être écrits sur la base de faits pouvant aisément se produire dans notre société.

Les cerfs-volants de Kaboul’ a été le premier roman de Khaled Hosseini. Pour avoir lu ‘Mille soleils splendides’ juste avant, je peux confirmer que l’auteur s’est nettement amélioré. Le style est toujours le même certes, mais l’émotion transmise au lecteur est plus intense et mieux maîtrisée. Ce sont des livres que je compte sans hésiter parmi mes favoris, et j’espère sincèrement qu’il continuera à en écrire d’autres dans cette lignée.

Je vous réserve le troisième pour bientôt. Car actuellement j’entame un nouveau livre, ‘Jeûne fille’ de Audrey Raveglia, qui traite du sujet sensible de l’anorexie.

Dites-moi si vous avez déjà eu à lire Khaled Hosseini. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Et si vous avez d’autres recommandations littéraires à me faire, du même style, n’hésitez surtout pas ! Gros bisous !

~ Much Love, Manouchka ~

La Couleur des sentiments, de Kathryn Stockett

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Le film ‘La Couleur des sentiments‘ a eu un succès fou lorsqu’il est sorti en 2011. Tout le monde en parlait et n’en disait que du bien. Je me souviens l’avoir regardé à mon tour il y a à peu près deux ans. Puis en 2013, j’ai commandé le livre, en me disant que le lire m’apporterait sans doute plus de détails. J’ai pour habitude de d’abord lire les romans, puis à regarder leur adaptation au cinéma. Mais cette fois-ci l’inverse s’est fait ; j’ai regardé et ensuite j’ai lu, sans regret aucun d’ailleurs. J’ai tout de même pris mes précautions et attendu plusieurs mois, histoire d’oublier une bonne partie du film avant de m’attaquer au bouquin. J’ai la mémoire courte, et parfois ça aide! (lol).

Le livre est plutôt gros : 600 pages. Tous les chapitres sont rédigés à la première personne, et évoluent à travers les récits de trois personnages : Miss Skeeter (la Blanche), Aibileen et Minny (les deux bonnes).  L’histoire se passe dans l’État du Mississippi aux États-Unis, dans les années 1960. A cette époque, on parle de Martin Luther King, on parle de Rosa Parks, on parle de la ségrégation et des lois raciales, des différences entre les Blancs et les Noirs. Miss Skeeter est une Blanche pas comme les autres. Elle aime écrire et elle veut que sa plume puisse servir à faire connaître au monde la situation des bonnes de sa ville, leurs rapports avec leurs maîtresses. Elle veut dénoncer les inégalités. Les bonnes, ces femmes Noires au service de familles Blanches, qui font le ménage, la cuisine et s’occupent des enfants, dans un premier temps ne vont pas être emballées par cette idée, par crainte d’éventuelles représailles. Mais certains évènements viendront jouer en la faveur de Miss Skeeter.

Ce roman est l’histoire de femmes courageuses, qui bravent les interdits liés à la différence de couleur de peau, pour dénoncer, pour changer les choses malgré la peur et qui ensemble, vont écrire en secret une histoire bouleversante. Les 600 pages du roman peuvent être longues à lire. Les sujets abordés par l’auteure ont toutefois rendu la tâche facile et même très agréable : la question des inégalités raciales, la violence conjugale, le courage, le don de soi, l’amour dans la différence, l’amitié, la fidélité mais aussi la trahison, la honte, la solitude, l’abandon. Tous ces thèmes ont été évoqués avec un soupçon d’humour qui m’a fait sourire plus d’une fois lors de la lecture de ce roman. Il peut également arriver qu’à certains paragraphes, vous soyez au bord des larmes… Tout dépendra de votre sensibilité. Mais de façon générale, c’est un livre très touchant, qui je pense intéressera tout le monde, même si mon petit doigt me dit que les femmes y seront plus .

Je le recommande chaudement, même si vous avez déjà eu à en regarder le film. Ma note sera de 09/10, je ne trouve vraiment rien à redire sur cette œuvre. Peut-être aurai-je bien aimé découvrir une autre fin pour Aibileen ou pour Miss Skeeter sur le plan sentimental, mais je ne vous en dis pas plus, allez plutôt lire!

~ Much Love, Manouchka ~

Punie, de Vanessa Steel

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Bonjour tout le monde!

J’espère que vous allez bien.

Je reviens aujourd’hui avec encore un livre à vous présenter : ‘Punie’ de Vanessa Steel. Il ne s’agit pas là d’un classique roman, mais plutôt d’un témoignage de vie, d’une histoire donc vraie qui retrace essentiellement l’enfance et l’adolescence de l’auteure. Je me souviens du jour où j’ai eu à m’offrir ce livre dans une librairie de la place, j’étais en compagnie de mon amie Elom ; je me suis simplement dit à la vue de la couverture que son contenu serait susceptible de me plaire. J’aime les histoires de vie, de société, généralement loin de la science fiction. Et un visage d’enfant en guise d’illustration, un titre qui annonce clairement les couleurs du récit (‘Punie’), où est introduite une mère ‘sadique’ ; une petite voix me dit ce jour-là que ce livre sera loin d’être drôle.
Finalement et tout compte fait, la petite voix de la librairie ne s’était pas trompée…

Je vais prévenir les âmes sensibles d’entrée de jeu : abstenez-vous, de préférence, de lire ce témoignage. Si vous êtes sensibles, si vous préférez demeurer dans une bulle toute rose ou que vous avez choisi d’éviter d’entrer en contact avec les malheurs de ce monde, ce livre, je pense, n’est pas fait pour vous.

L’auteure Vanessa Steel, partage avec le lecteur son histoire, l’histoire de son enfance passée aux côtés d’une mère cruelle et d’un père généralement absent pour son travail. Son quotidien sera fait de punitions, de coups de bâton, de privations de toutes sortes voire de tortures et elle grandira avec la principale idée selon laquelle Dieu ne l’aimerait pas. Une enfance gaspillée, détruite, une adolescence quasi inexistante, bref une étape importante de la vie où cohabiteront la douleur physique, morale et psychologique.

Vanessa Steel dévoile ainsi, avec ses mots bien à elle, les maltraitances qu’elle a subi de la part de sa mère, et ce dès son plus jeune âge (à peine 2/3 ans). Les phrases sont généralement simples et le texte facile à lire. Cette simplicité d’écriture je pense, favorise la faculté d’imagination du lecteur puisque je n’ai eu aucun mal à visualiser l’auteure, petite fille, se faire martyrisée, se faire violer, se faire frapper, bref, tout ce qu’il a de plus inacceptable et que l’on puisse affliger à un enfant. A certains passages, je dois vous avouer presque insoutenables à lire, j’ai eu envie de ‘sauter’ quelques paragraphes pour m’épargner les sentiments de dégoût ou de tristesse qui pouvaient s’en suivre. Mais je me suis très vite retenue pour continuer, continuer afin de pouvoir réussir à tout lire.

J’ai choisi de d’aller au bout de ce livre pour des raisons bien précises. Tout d’abord, par respect pour l’auteure : j’ai trouvé sa démarche extrêmement courageuse, réussir à partager avec le monde de tels détails de sa vie est une preuve de courage indéniable pour ma part, mais aussi de volonté de vouloir avancer et de guérir de ses souffrances. La seconde raison qui m’a motivée à terminer ce livre est tout simplement le fait que moi aussi j’ai eu à être une enfant, et que je n’ai absolument pas vécu tout ce que cette femme a eu à endurer, je me suis sentie chanceuse et reconnaissante vis-à-vis de la Vie. La troisième raison, et j’estime la plus importante à mes yeux, est bien parce qu’il existe malheureusement bon nombre d’enfants dans le monde qui sont maltraités d’une façon ou d’une autre, dont on abuse quotidiennement physiquement ou moralement, des enfants auxquels des adultes font subir les pires horreurs qui puissent être ; il faut malgré tout que les gens en soient conscients.

Ce qui m’amène à une des leçons que j’ai pu tirer de ce récit : le cri d’un enfant n’est jamais à prendre à la légère. Dans son récit, bon nombre de fois l’auteure confie avoir essayé de dénoncer les adultes de sa famille qui la faisaient souffrir, et pour tout le monde, ce n’était que ‘des histoires’ ou ‘le fruit de son imagination’. Malheureusement, et ce n’est un secret pour personne, certains enfants vont parfois à user du fruit de leur imagination pour intentionnellement porter préjudice à certains adultes, mais que cela ne soit pas une raison pour condamner par avance les victimes innocentes ; il s’agit avant tout d’enfants innocents qu’il faut protéger. Il est une évidence que si les appels au secours de Vanesse Stell enfant, avaient été écoutés plus tôt, elle aurait eu probablement une enfance en partie sauvée, une vie moins pénible et moins dramatique. Peut-être qu’elle aurait eu une relation moins destructrice avec sa mère. Peut-être qu’elle n’aurait jamais eu à écrire ce livre…

Ce que j’ai omis de vous souligner, c’est que Vanessa Steel est aujourd’hui médium de profession, mondialement reconnue. En effet, pendant sa difficile enfance, elle révèle dans son récit avoir entendu des voix (d’esprits) qui au fil de sa vie l’ont aidée à surmonter quantité d’épreuves. Je vous laisse découvrir les détails par vous mêmes.

J’aimerai terminer ce billet en soulignant la leçon principale de la vie de Vanessa Steel : le pardon.

Ma note : 9,5/10. Ce livre monte dans mon top 5 et devient définitivement l’un de mes préférés. Par avance, je vous en souhaite une bonne lecture si jamais vous décidez de le lire… Et n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires et avis!

~ Much Love, Manouchka ~